POUR TOUT SAVOIR SUR LA PRESQU'ILE DE GUERANDE ET LA COTE D'AMOUR : LE LIVRE INDISPENSABLE !


S'il est un livre complet, bien écrit et passionnant a` lire, c'est bien l'ouvrage présenté ci-dessus.
Concernant la Presqu'île Guérandaise et la Côte d'Amour, il existe nombre de livres. Mais la plupart partiels ou partiaux. N'approfondissant qu'un des aspects du sujet. Ou se focalisant sur une ville. Ou sur une époque.
Dans le livre de Marie Rouzeau, tout ce qui concerne la Presqu'île Guérandaise est abordé : historiquement, sociologiquement, économiquement, démographiquement, archéologiquement...
L'ouvrage se veut avant tout historique mais il n'est jamais rébarbatif grâce a` de nombreux va-et-vient entre ce qui fut et ce que l'on connaît de nos jours. Le sujet est souvent abordé de maniere transversale, ce qui rend la lecture attractive comme un roman avec de nombreux rebondissements.



 L'iconographie est riche et comprend de nombreuses photos inédites. L'ouvrage est d'ailleurs abondamment illustré.
L'on découvre que l'histoire de la Presqu'île est complexe (comme l'Histoire en général d'ailleurs qui est beaucoup plus que la liste des rois et des batailles que ceux-ci ont livrée) : Guérande fut la ville phare pendant longtemps, puis Le Croisic et La Turballe prirent le relais avec leurs sardineries avant de se voir détrônées par La Baule, surgie des sables, qui entraîna Le Pouliguen et Pornichet dans le monde du tourisme balnéaire.
Tourisme balnéaire qui pourtant débuta au Croisic et a` Piriac au milieu du XIXeme siecle.
Mais l'histoire, non pas linéaire (comme beaucoup le croient et l'enseignent) mais cyclique, redonne la suprématie de nouveau a` Guérande (dynamisme économique et démographique). Eclipsée par l'essor du tourisme balnéaire et le déclin de ses activités traditionnelles, Guérande a su attendre et diversifier ses atouts pour mieux renaître : car la mono-activité touristique est un pis aller. Comme les sardineries. Faute de s'adapter, faute de se diversifier, les villes, comme les industries, périclitent. La Baule vit de ses rentes touristiques mais a perdu la bataille du dynamisme économique (incapacité a` attirer des entreprises de services : du secteur des nouvelles technologies par exemple) et la bataille du dynamisme démographique (population de plus en plus vieillissante).



 On apprend aussi dans ce livre que c'est grâce a` une coopération intelligente gauche-droite que La Baule-les-Pins a pu exister et se développer. Coopération entre le Maire André Pavie (conservateur) et Louis Lajarrige (député socialiste).
On découvre avec effroi que les Marais salants ont failli disparaître sous les assauts des promoteurs, coupés en deux : un projet de marina (maisons avec bateaux devant a` quai) a échoué de peu. Il prévoyait une marina au Pouliguen. Les bateaux auraient accédé a` cette marina par le traict du Croisic, ensuite par un chenal coupant le traict (et les marais salants) en deux pour arriver a` la marina située sur des marais salants comblés et asséchés du Pouliguen. 
Les Halles du Pouliguen ont bien failli disparaître aussi.



 Passionnante aussi la partie consacrée aux affres de la Seconde Guerre Mondiale en Presqu'île Guérandaise ainsi qu'a` la "poche" de Saint Nazaire.
Point secondaire mais toujours d'actualité, l'appartenance de la Presqu'île Guérandaise a` la Bretagne est indiscutable : toponymie, histoire, etc...
Une remarque pour finir cette présentation : nos ancetres sur la Presqu'île ne furent pas les Baulois. Ni les Gaulois. Ce furent des peuplades préhistoriques qui vinrent s'installer a` la pointe de Penchâteau au Pouliguen.

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